Les conférences


CONFERENCE INAUGURALE

Les enjeux de l’Open Banking et la question des API

L’entrée en vigueur de la DSP2 impose aux banques européennes de donner accès à des tiers – sous certaines conditions- aux données de leurs clients. Elle donne ainsi le coup d’envoi de l’Open Banking, préfiguration d’un complet bouleversement dans un paysage bancaire en pleine  transformation digitale. Il met en évidence le besoin de collaboration pour lequel la plupart des banques françaises se préparent à déployer les premières briques de nouvelles plates-formes. Le virage est décisif à l’heure où une petite moitié des français se disent attirés par les offres des fintechs et des banques en ligne et lorsqu’ils sont 84% à estimer que les banques devraient changer de modèle afin de répondre aux nouvelles aspirations de la société. 2018 sera donc fertile en réflexions allant au-delà de la simple innovation technologique : les nou­veaux modèles de business feront appel à des plates-formes en marque blanche. Résultat ? Le concept de « propriété » des équipements et de mise en commun des infrastructures de gestion commenceront à évoluer.

Les prémices de ces nouveaux écosystèmes où l’humain gardera sa place seront visibles en fin d’année lorsque les banques auront fait le choix de leurs API. A ce sujet, trois initiatives européennes en matière de standardisation des API concourent aujourd’hui au titre de standard européen pour l’Open Banking. Alors que BBVA conforte sur le terrain son avance de pionnier devant HSBC, les banques françaises préparent leur stratégie en matière d’ouverture d’accès aux données de leurs clients.

TABLE RONDE

Néobanques : quand la bataille devient internationale

Adossées à de grands groupes bancaires, les banques en ligne telles que Boursorama, Fortunéo ou BforBanque ont été longtemps seules sur le marché français. Aujourd’hui, elles doivent affronter la concurrence de néobanques fonctionnant à partir d’autres modèles économiques, comme c’est le cas pour Ditto, N26, Lydia, Qonto, Axa Banque, etc. Alors que Ditto Bank vise la clientèle des voyageurs ou des personnes vivant à l’étranger et qui utilisent fréquemment plusieurs devises, Qonto s’attaque quant à lui au marché professionnel des TPE et des PME. Le créneau d’entrée de gamme, défriché par le compte Nickel, attire de nouveaux acteurs comme Carrefour Banque avec sa carte C-Zam. La concurrence bat son plein sur un marché français qui devient trop étroit pour certains acteurs qui se tournent désormais vers l’Europe, en direct ou via des rachats. Le groupe BPCE a pris le contrôle de l’allemand Fidor et Natixis celui du leader du paiement en ligne PayPlug. Sans oublier l’initiative de la start-up Lydia qui n’oblige pas à changer de banque et celle d’Orange qui ambitionne d’être à la fois une banque mobile et une banque offrant des agences. Quel sera l’avenir de ces initiatives ? L’avenir passe-t-il par l’international ? Quelles sont les chances de succès de l’allemand N26 qui compte déjà 200.000 clients en France ? Autant de questions qui seront abordées dans le cadre d’une table ronde dédiée aux néobanques.

 

L’usage de la signature électronique se généralise enfin !

En ligne ou en situation de proximité face à un conseiller, la signature électronique se généralise enfin dans la plupart des opérations bancaires. Elle accompagne les nombreux projets de dématérialisation collant à la cadence de la transformation digitale du secteur bancaire. Certes, le zéro papier n’est pas encore atteint, loin s’en faut. Mais, le fait est que mouvement s’accélère. Appelée à devenir une simple plateforme électronique où la signature électronique aura une place centrale, surtout depuis l’entrée en vigueur du règlement eIDAS, la banque va consommer de plus en plus de solutions dématérialisées.  Les prestataires font tout de leur côté pour diffuser cette technologie comme c’est le cas de CIM et Yousign qui s’allient pour propager la signature électronique dans le secteur de l’assurance. Les questions posées restent nombreuses. Externaliser l’archivage ? Externaliser la dématérialisation ? Identification du signataire en ligne ? Sécurité des processus ? Dématérialiser le KYC ? Quid de la relation client ? La conférence dédiée à ce sujet dressera un état des lieux et  permettra d’apporter des éléments de réponse aux questions clés qui se posent encore au secteur bancaire.

 

IA, machine learning et chatbots : les usages du Big Data se précisent

Plusieurs études le confirment : l’intelligence artificielle (IA) a passé le cap de l’expérimentation. Avec d’autres technologies cognitives, et sur la base d’importants volumes de données stockées par les banques, elle va jouer un rôle clé dans l’évolution du secteur financier. Son association avec le ‘machine learning’ et les ‘chatbots’ est déjà opérationnelle dans plusieurs banques françaises qui souhaitent délivrer des services avancés de haut niveau. C’est le cas chez Natixis qui a déployé dans sa branche assurance le chatbot ANNA à destination de ses chargés de relation client. Son objectif ? Aider ses collaborateurs dans leurs recherches documentaires. Cet assistant conversationnel « intelligent » les assiste dans les réponses apportées clients ou au back-office des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne. A la Banque Casino, c’est un tout autre usage qui est confié au chatbot. Objectif ? Mener des conversations naturelles et fluides afin d’assurer une partie des interactions du service client et gérer les demandes de prêt. Banque Casino a transformé l’expérience de son service client à travers l’intégration d’un agent conversationnel accessible sur Facebook Messenger. Pour sa part, la Société Générale expérimente un chatbot afin de simplifier la gestion de budget de ses clients.  « Combien ai-je dépensé en transport ces 3 derniers mois », « Quelles ont été mes dépenses de plus de 50 euros ce mois-ci ? »… Autant de questions que peuvent se poser les clients au quotidien et auxquelles SoBot répondra immédiatement, dans une conversation par écrit en langage naturel.

Si les usages se précisent, ne nous y trompons pas : les banques n’en sont qu’au début d’un long chemin qui nécessitera investissements et talents ainsi que le notait le récent rapport Villani sur le thème de l’IA. Comment ces technologies vont-elles transformer la banque à long terme ? Quel impact auront-elles sur la relation client? Etc. Autant de points qui seront abordés lors de cette session.

 

Blockchain et cryptomonnaies envahissent le paysage bancaire

Alors que Google développe une technologie propriétaire de blockchain, l’Autorité des Marchés Financiers élabore une réglementation pour encadrer les Initial Coin Offering (ICO). Elle sera intégrée à la Loi Pacte (prévue pour mai 2018). Une mission parlementaire sur les cryptomonnaies étudie sous la présidence d’Eric Woerth, ancien ministre du budget, la nécessité de réguler ce secteur pour lequel l’Union Européenne a fondé un observatoire. Sans attendre de voir ce que sera ce cadre juridique, la start-up Paymium a lancé une plate-forme de courtage de cryptomonnaies. Par ailleurs et dès le mois de juillet, un décret d’application posera le cadre juridique de la gestion des titres non cotés avec la blockchain. L’ère de la normalisation dans le secteur de la finance favorise la multiplication de pilotes pendant que les levées de fond pour start-ups spécialisées continuent bon train. Les usages potentiels continuent d’être testés sur le terrain, poussant banques et fintechs à coopérer, voire à créer des liens plus étroits. Ainsi, le Crédit Agricole CIB a pris une participation au capital de SETL, fintech spécialisée dans la blockchain privée. Société Générale, ING et ABN Amro ont ainsi réalisé une première transaction de produits agricoles via la plate-forme Easy Trading Connect. Le Crédit Agricole expérimente pour sa part un usage dans les virements transfrontaliers. Les quatre principales banques françaises ont testé la possibilité d’utiliser la blockchain publique pour assurer le transfert des titres tout en respectant la confidentialité. 2018 est annoncée par certains comme l’année de l’industrialisation de cette technologie prometteuse. En attendant, cette conférence fera le point sur toutes les facettes de la maturité de l’écosystème de la blockchain.

 

L’authentification biométrique à l’heure des promesses de la reconnaissance faciale

Si les technologies qui font la biométrie sont loin d’avoir toutes atteint le stade de la  maturité, l’empreinte digitale, la reconnaissance faciale et la reconnaissance de l’iris font leurs preuves sur le terrain. Pour leurs services en ligne, de premières banques françaises les adoptent avec prudence afin d’éviter de complexifier les procédures d’authentification. La future norme FIDO 2 lancée par l’Alliance du même nom permettra de s’identifier sur n’importe quel service en ligne grâce à la reconnaissance faciale ou l’empreinte digitale sur mobile. Pour sa part, la reconnaissance de l’iris permettra l’authentification forte nécessaire dans les paiements. En clair, l’usage des technologies d’empreinte digitale et de reconnaissance faciale est appelé à se généraliser avec l’authentification forte des services bancaires en ligne. Les premiers déploiements ont déjà eu lieu à la Société Générale et chez LCL. Selon un récent sondage effectué par la Société Générale, la reconnaissance faciale serait utile aux yeux d’un Français sur deux (51%), une innovation de rupture porteuse de promesses en termes de sécurité, de gain de temps et de simplicité, à condition toutefois de rassurer les clients. Quant à elle, la biométrie vocale basée sur la reconnaissance de la voix va devoir probablement attendre encore son heure. Le pilote Talk to Pay de la Banque Postale n’a toujours pas convaincu alors que la reconnaissance de l’empreinte mobile a été retenue par plusieurs banques aux Etats-Unis. Cette conférence permettra de faire le point sur les technologies en présence et leurs usages.

 

Cybersécurité : l’IA indispensable contre les menaces qui visent le secteur bancaire

Alors que les cybercriminels gagnent en compétences, les banques restent la cible prioritaire d’attaques de plus en plus sophistiquées. Face à ces menaces grandissantes, les banques savent que le recours à l’IA devient incontournable, même si cette technologie n’est pas encore banalisée. Elles savent aussi que l’humain reste tout aussi indispensable dans les centres de sécurité d’où elles peuvent orchestrer plus intelligemment leurs réponses aux incidents. L’humain et l’intelligence artificielle collaborent afin de mieux répondre aux cyberattaques. Les équipes sécurité peuvent ainsi tirer parti de la capacité de l’intelligence artificielle à résoudre efficacement les problèmes dans des environnements très complexes. La combinaison de l’orchestration intelligente et des technologies d’IA apporte aux analystes le contexte complet d’un incident. Ils peuvent ainsi se concentrer sur les menaces visant les portails d’e-banking et de m-banking. Les banques doivent également faire face aux attaques qui ciblent les infrastructures et les systèmes de paiements. Côté clients, la sécurité des applications mobiles progresse. Cette conférence permettra de faire le point sur les dernières évolutions sur le terrain délicat de la cybersécurité.

 

L’automatisation prend le pas dans la lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent

Dans un secteur où la réglementation évolue sans cesse, la pratique de la lutte contre la fraude et le blanchiment change  de visage avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, du ‘machine learning’ et du big data. Car, en matière de KYC, les banques sont obligées, quelle que soit leur taille, de se mettre en conformité avec les dernières évolutions de la réglementation sur la lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent. Les nouvelles technologies permettent avant tout de simplifier le travail des banques. C’est pourquoi toutes évaluent actuellement le recours à ces technologies depuis que les premières solutions opérationnelles sont disponibles. Elles ajoutent aux solutions déjà en place une couche d’intelligence qui viendra s’ajouter aux règles métier. Les outils de ‘machine learning’ décortiquent des cas réels de fraude fournis directement par les moteurs de règles afin d’améliorer leurs performances. Au titre des bénéfices, on note une meilleure détection, plus souple que celle obtenue en faisant uniquement appel aux règles. La qualité de ce qui est proposé par la machine est meilleure, d’où diminution des faux positifs et des faux négatifs et amélioration générale de la qualité des détections. Ces systèmes offrent les services de plates-formes de nouvelle génération pour les alertes et la gestion de cas pouvant réduire jusqu’à 70 % le temps consacré aux enquêtes. Les détections deviennent plus pointues à l’heure où les directions générales des banques risquent des pénalités comme la montré le cas de BNP Paribas aux Etats-Unis. Rappelons qu’afin d’éviter toute redondance, plusieurs banques envisagent à terme d’inscrire sur une blockchain infalsifiable et auditable les données authentifiées des clients. Elles seraient stockées au cœur d’une base de données partagée par plusieurs banques, d’où un gain de temps qui réduirait en outre le risque réglementaire. Cette conférence fera le point sur ces nouveaux outils et les modalités de leur implémentation dans des architectures existantes.

 

Les nouveaux progrès du  m-banking et de l’e-banking

Alors que le trafic mobile ne cesse de progresser, surpassant le plus souvent le trafic Internet, les banques et les fintechs renouvellent leurs applications mobiles afin de répondre à de nouveaux besoins de leurs clients. C’est ainsi qu’une nouvelle génération de services innovants font leur apparition sur les mobiles. Proposés au départ par des fintechs, les services d’agrégation de comptes détenus dans plusieurs banques se sont généralisés. Toutes les banques en proposent désormais. Au plan technique, les fintechs utilisent pour le moment la solution du ‘web scrapping’ pour accéder aux données détenues par les banques. Après la mi-2019, à l’entrée en vigueur des RTS de la seconde directive des paiements, cette technique du ‘web scrapping’ sera abandonnée au profit des interfaces de programmation (API). Par ailleurs, on devrait assister parallèlement à la multiplication des services d’enrôlement.

Quant aux services traditionnels de banque en ligne, ils multiplient les service, offrant ainsi la possibilité de placer de l’argent en bourse ou dans l’un des nombreux comptes épargnes proposés. Le client peut ainsi gérer ses finances comme bon lui semble. Le développement des banques en ligne permet lui aussi de faciliter les démarches : virement, impression ou sauvegarde des relevés de compte, simulation et demande de crédits, assurances…

Cette conférence permettra de visualiser l’éventail de ces nouvelles offres qui mobilisent banques et Fintechs.

 

Comment l’agence bancaire et le conseiller répondent aux évolutions de la demande client

C’est un fait, l’agence continue à faire les frais  de la digitalisation de la banque. De moins en moins visitée par le client, reste-t-elle néanmoins indispensable pour les opérations complexes ? Une étude signée de SAB et CGI laisse entendre que les clients sont plus réceptifs aux outils technologiques en remplacement de leur conseiller. 37% considèrent qu’un programme informatique peut se substituer au conseiller pour tout ou partie des recommandations et 41% estiment la présence d’un robot à l’accueil une bonne idée si cela permet une prise en charge plus rapide des demandes simples. En un mot, le rôle du conseiller doit être repensé, au même titre que celui de l’agence. Si leur nombre est appelé à diminuer, l’agence va devenir plus intelligente, offrant en présence de conseillers des services difficiles à digitaliser de bout en bout. L’arrivée sur le marché de nouveaux automates facilite la reconfiguration des agences, voir leur fermeture lorsque la rentabilité n’est pas assurée. Quel que soit la configuration retenue, la banque est tenue de fournir du cash à ses clients, service qui passe par le canal des distributeurs de billets. Ces derniers évoluent vers le recyclage d’espèces et la mise à disposition de nouveaux services basés sur Windows 7 ou Windows 10, une migration qui tarde à se faire. Ce canal commence aussi à tisser des liens avec le canal mobile. Compte tenu des habitudes de paiement des français, le concept de la cashless economy n’a pas beaucoup d’écho dans l’hexagone. Avec de nouveaux automates  capables d’effectuer la plupart des opérations, depuis l’ouverture d’un compte courant jusqu’à l’émission d’une carte bancaire, l’agence reste le lieu de rendez-vous de la confiance du client. Cette conférence fera le point sur l’évolution de l’agence et celui indissociable du conseiller.

 

Quand l’expérience client fait appel aux technologies cognitives

La plupart des banques ont optimisé la transformation digitale de leur relation client. Elles doivent se tourner à présent vers l’expérience client, conscientes que ce paramètre devient un facteur opérationnel de survie et de croissance. Sur le terrain, il reste beaucoup à faire à l’heure où les offres technologiques arrivent à point nommé. Chatbots, robo-advisors, etc.,  marquent le passage du CRM au CEM, un axe qui devient majeur compte tenu de la concurrence qui règne à présent dans le secteur financier. Pourtant, même si beaucoup de banques y réfléchissent, peu d’entre elles ont lancé chatbots ces douze derniers mois. Les banques devront offrir à leurs clients des services comme l’accessibilité, la prise en charge ou l’engagement. Elles ne doivent pas oublier non plus de mettre en place dans l’espace client des outils de mesure de la satisfaction client, de fidélisation, voire des témoignages de clients avec des enquêtes de satisfaction à chaud. Le pilotage de l’expérience client au travers de ces nouvelles technologies reste à construire. C’est à ce prix que les banques pourront acquérir une véritable culture du client. Cette conférence montrera sous différents angles le chemin qui reste à parcourir.